Deux jours après l'annulation du concert de Sizzla, celui-ci était également sous le coup de menaces d'annulation d'association. Ni une, ni deux, Vybz signe le "Compassionate act". Le concert s'est donc bien déroulé.
Seulement 40 minutes de show (il est arrivé sur place seulement à 21h30!!) devant un parterre de nanas en folie (du moins devant) et de mecs kiffant la vibes de Kartel (trooop facile!!).
L'Elysée était full à mort et il y avait une chaleur de dingue (trop de gens étaient dehors sous la flotte à attendre).
Il faisait bien participer le public et a même fait quelques phrases en français qui a bien chauffé les massives. Perso, je l'ai trouvé très joueur avec les photographes à coup de gros sourires (il s'est même excusé en live pour m'avoir "dérangé" afin de mettre son pied où j'étais). Attitude cool j'ai trouvé.
Je ressors un peu mitigé : J'ai bien dansé sur la vibe, mais le retard est quelque peu inadmissible quand tu payes plus de 30€ (surtout qu'il était sur platine et non avec un band!) Je ne parle même pas de la 1ere partie moisie!
Ce mardi 13 juillet marquait un ultime show de Capleton dans la capitale. Habitué de la scène de l'Elysée Montmartre, il avait le mérite de présenter son nouvel album Iternal Fire. Album pour le moins réussi, au demeurant, dans une lignée bien roots. Il était donc très intéressant de voir ce que King Shango allait faire ce soir : Un show captivant, chanté ou un habituel concert marqué de pull up et de sortie de scène. Les retours que nous avions eu du show du summerjam étaient bons et prometteurs. C'est donc à 20 heures que nous arrivons, après la fin de la première partie (Matthieu Ruben), comme les 900 (remarquons qu'il y avait 820 préventes!) autres personnes présentes dans la salle surchauffée et impatiente d'entendre le king of fire.
Comme à l'accoutumée, ce sont ces breddren du crew qui ouvrent le bal. Ce soir, nous avons le droit à Jah Thunder seul. Avant le show j'ai eu le droit d'avoir son nouvel album (la pub orne le site reggae.fr depuis quelques semaines) de la part du Positive Young Lion crew. C'est en fait une mixtape de 24 morceaux, plus ou moins réussie (de bons morceaux positifs et d'autres horribles avec du vocader pour cacher l'imperfection de sa voix. Avouons qu'il ne sait pas chanter de toute manière!). 4 morceaux dont son mythique "fire" (sur le martial art riddim). Un début de concert énergique captivant la foule.
Le MC annonce le moment que tout le monde attend : Capleton! L'habituel riddim du hard times se fait entendre. Capleton déboule rapidement sur scène avant de pull up direct ce tune. Tiens, déjà un! Quelques seconces plus tard, un nouveau pull up. C'est raté pour entendre "that day will come" en entier et chanté. Bien sur, l'artiste à ce public à ses pieds et se voit surmotivé par la réponse qu'il reçoit à chacune de ses interruptions! "Jah Jah city" aura le droit au même traitement de faveur!
Le premier plaisir musical est l'écoute du JamDown riddim et son message positif qu'il véhicule : "Bob Marley has been shot, Peter Tosh has been shot, Lucky Dube has been shot, no guns in town for a better tomorrow" clame haut et fort Capleton avant de reprendre son titre "no guns" qu'il chante, et en entier. Vient le tour de sa nouvelle ganja tune "Acres", sur le indiscretion riddim. Le retour est, bien sur, favorable de la part du public parisien. Mettons à son crédit la superbe prestance sur scène de Capleton qui galvanise les parisiens avec ses "more fire". Nous basculons dans un moment dancehall avec ses habituels "bun dem up", "slew dem" ou la tune pour les demoiselles présentes "good in her clothes" pendant laquelle il pose un peu plus les choses. Nous entendrons les nouveaux "some day" ou encore "mama you strong", pour un moment bien plus slow et nyabinghi.
Il quitte la scène une première fois afin de se faire désirer (nous imaginons!). Il revient pour un passage plus dancehall avec notamment "toppa things" sur le mad antz riddim. Là il se lâche encore plus et pull up à tue vas. De plus, son retour n'aura pas duré longtemps et voilà qu'il quitte de nouveau la scène! Certains dans le public sont interrogatifs et d'autres véhéments envers cette attitude! Surtout lorsque celui-ci reprend les premières notes de "raggy road", "if you dis marcus" ou "who i am" avant de, malheureusement, les interrompre rapidement. "Same old story", du nouvel opus, aura le droit à son entière version.
Il est bientôt 22 heures 30 et le concert se termine sur une note bien décevante : Capleton a, comme à son habitude, fait de son show, prometteur, une longue et imperturbable série de pull up et de sorties de scènes agaçantes. Où est le show du Summerjam, roots, chanté? Où est l'espoir de l'entendre chanter ses tunes entièrement? Bien sur, le public aime bouger et se divertir et ce soir, il en a eu pour son argent! Toutefois, on voit de plus en plus de personnes se plaindre de ses "concerts". Constatons finalement qu'un Sizzla ou un Anthony B en Europe adaptent leurs concerts, King Shango nous reproduit ce qu'il fait à yard.
Big up à Mediacom et Positive Young Lion
Vidéo : copyrights @ livendirect.free.fr Retrouvez une gallerie photo ici
Le départ d’Ali Campbell du groupe en 2008 avait provoqué un vide assez conséquent. Pour les fans, il était dur de se dire que le charisme de son chanteur originel allait disparaître au profit d’une carrière solo, déjà initiée en 1995 mais avorté précipitamment. Maxi Priest avait été appelé à la rescousse et allait participer aux tournées de ce groupe mythique qu’est UB40. En ce mercredi soir, le groupe rassemblait deux chanteurs différents : Duncan Campbell, le frère de Robin (le guitariste) et Ali, ainsi qu’Eddy Grant. Une formation inédite, sans Maxi Priest donc, attendu de pieds fermes par une grande foule de quinquagénaires et de jeunes curieux dès l’ouverture des portes. Point de rideaux noirs, l’Elysée arborait sa pleine grandeur.
Après 20h30, les membres du groupe prennent place sur scène sous une ovation spectaculaire du public. « Train is coming » est le premier morceau qu’ils interprètent, celui-là même que Ken Boothe a l’habitude de chanter. Les cuivres sont bels et biens présents. Tout au long de la soirée, ce trio va faire vibrer la salle de manière extraordinaire. Ceci se vérifie lorsque UB40 entonne « Here I am baby ». Les deux premiers morceaux sont traditionnels, jamaicains et américains, et ils continuent sur leur lancée avec « Wear you to the ball ». Dès les premières minutes, nous remarquons que la voix de Duncan manque d’un petit quelque chose, ou peut-être sommes-nous trop habitués à écouter Ali ? Passons outre ce détail et continuons d’écouter le concert.
Le groupe vient promouvoir leur nouvel album « 24/7 » avec quelques titres dont le superbe « rainbow nation », un titre plein d’espoir sur la paix mondiale, ou encore le dansant « dance until the morning light ».
Ils en profitent pour faire une spéciale à Johnny Nash en reprenant « cream puff ». Après un classique américain, revenons au jamaïcain avec le titre d’Eric Donaldson, « cherry oh baby ». Le percussionniste se mêle aux chanteurs et vient faire le « boom shacka lacka » d’Hopeton Lewis : Effet réussi dans le public qui l’ovationne.
Le bassman Earl Falconer, qu’il nomme « Early B », prend le micro pour deux titres, dont un très rap « reggae music » avant de reprendre le titre de The Heptones « baby be true », ce dernier passant assez inaperçu dans le public.
La fin approche rapidement et le moment est venu de chanter « Kingston town » et « red red wine ». C’est l’apothéose dans l’Elysée qui s’est chauffé pendant deux heures et voit les titres mythiques de UB40 repris. C’est avec un plaisir non caché que le public redemande encore plus. Il est 22h30 quand le groupe quitte finalement la scène après un superbe show plein d’amour et de grosses vibrations.
UB40 est un vecteur de diffusion du reggae en Europe depuis les 80’s et ils ont montré ce soir qu’ils ont de bons restes. Les titres mythiques ont plu à un public subjugué par leur prestation scénique. Quant aux nouveaux titres, même si Maxi Priest était absent, ils tiennent la route et sont de bonne facture. Nous ressortons avec plein d’amour dans le cœur.
Quand UB40 se déplace, le groupe amène tout son matériel. J'ai pris cette photo d'où je me tenais : Il y a un micro hypercardioid (dont je ne connais pas la marque) et un multidirectionnel (Audio Technica)
1 mois que je n'avais rien posté!! Donc je me rattrape avec ce post (publié par ailleurs sur reggae.fr) / vidéos : Nyah
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Le rythme des concerts n’a jamais été aussi effréné qu’en ces derniers temps. Il est dur d’assister à tous, et ceci d’un point de vue financier, pour un grand nombre de personnes. Cela s’en ressent sur la fréquentation de la salle où encore une fois les rideaux noirs sont tirés. Pourtant, quelle affiche ! Johnny Clarke, un an après son passage dans l’enceinte parisienne du boulevard Rochechouart, accompagné par les éternels Dub Asante revenait dans l’arène. Egalement présent, le groupe mythique de studio one : The Heptones (Leroy Sibbles et Barry Llewellyn) accompagné par un groupe Belge, The Asham band. C’est justement à ces derniers de prendre d’assaut la scène, peu après 20h30.
Une légère introduction où l’on peut reconnaître les mythiques riddims Studio one, dont un fameux « Equal rights » et Leroy Sibbles arrive sur scène. L’ovation fait plaisir à voir. Il faut remonter à 2005 pour leur dernière visite et nous sommes plus qu’heureux de retrouver ces légendes du reggae. Le groupe fait un superbe travail ; Il faut dire qu’ils ont mis le paquet et sont vraiment complets : Deux saxo, un trombone, une basse, un clavier, une guitare et une batterie. Barry Llewellyn assure les chœurs et sait se mettre en avant, notamment avec la superbe interprétation de « book of rules ». Leroy Sibbles pull up chaque début de titre et fait participer le public magistralement. On entend entre autres « sea of love », « rock and come in » ou « mama say » en medley avec « rasta cool ».
Sa voix est puissante, grisante et parfaitement conservée. On se laisse prendre par ses sonorités roots des années dorées du reggae : Les 60’s. Les lumières de la scène (avec ses bulles psychédéliques) participent à cette sensation de flashback historique : Nous sommes sur le dancefloor du Carib theatre à Kingston en 1968 ! Trèves d’hallucination et revenons à ce concert ou Leroy prend sa basse et clame haut et fort : « La basse à Studio one, c’est moi ! ». Preuve en est par la suite avec les superbes interprétations des riddims de « Pass the kutchie » ou encore « satta massagana ».
La fin du concert, elle, approche à grands pas et on se délecte à l’écoute de « guiding star » ou encore « love without a feeling ». Après une heure (seulement), The Heptones s’en va sous les ovations du public alors que Leroy Sibbles interprète son « never give up ». Quelle heure magique ! Le meilleur show roots depuis le début d’année, sans doutes.
Le staff s’active pour changer la scène et laisser la place au Dub Asante band. On remarque Norman Grant (du groupe The Twinkle Brothers) dans le public accompagné de Sista Bella (de l’association Mami Watta qui a organisé The Twinkle Brothers en début d’année). De passage en France, il vient assister au concert de ses potes et prend visiblement un malin plaisir à faire les chœurs, danser en retrait et prendre des photos avec des fans.
Il est pratiquement 22 heures quand Le Dub Asante prend place sur scène. Après un morceau dub en guise d’introduction interprété par Matic Horn, Johnny clarke débarque sur « king of arena ». Le public exulte sur ce morceau arrogant d’assurance. Qui clame « Je suis le roi de l’arêne ?!! ». Point de répit et Johnny enchaîne sur « none shall escape the judgement » du chanteur Earl Zero. Effectivement, c’est bien ce dernier qui est à l’origine du morceau ! En terme de reprise, « crazy baldhead » de Bob Marley est chanté avec un certain brio.
Le rythme plaît au public qui s’active à chaque début de morceau bien que la voix se soit légèrement affaiblie au cours des années. Nous aurons le droit à « african roots », « every knee shall bow », « declaration of rights », etc. Il fera un retour sur scène après un peu plus d’une heure de présence sur scène pour des rares interprétations en concert de “blood dunza” et “move it a Babylon”.
Au final, il est 23 heures quand nous quittons l’Elysée après une soirée exceptionnellement bonne. The Heptones et son leader, Leroy Sibbles, ont vraiment mis en avant un reggae roots magnifique tandis que Johnny Clarke et le Dub Asante ont su captiver la foule. Garance a mis, ce soir là, une belle affiche à disposition des massives. A notre sortie, le sourire était affiché sur beaucoup de visages.
Mercredi 14 avril marquait le retour de Warrior King en France et une nouvelle apparition d'un des meilleurs artistes nu-roots jamaïcain : Junior Kelly.
L'Elysée Montmartre était loin d'être rempli et peu après 20 heures, le Firehouse crew prend place sur la scène de la salle mythique.
Le plateau se partage une scène de 2h30 avec comme premier artiste à s’y coller, Warrior King. Le Firehouse crew s’installe alors qu’il est à peine 20 heures passées. Deux riddims en guise d’introduction rapidement expédiés et le MC appelle Warrior King. Ses venues étant rares, nous sommes prêts à nous délecter d’une de ses rares apparitions. Son entrée se fait sur « can’t get me down » qu’il pull up dans la foulée. On voit tout de suite qu’il cherche à mettre un gros rythme à sa prestation et ceci pour l’ensemble de ses titres. Les pull up sont une généralité! Il enchaîne ensuite sur deux titres de son premier album, « virtuous woman », avec les bons « never go where pagans go » et « jah is always there ». Bien qu’il essaie d’imprimer un bon rythme, il s’enlise dans des parties one drop lentes et refroidissant l’ambiance. Après une bonne première partie « conscious », il part sur des riddims plus love avec ses titres « baby girl », « love is in the air », issu de son album du même nom sorti en 2009 qui n’a pas fait beaucoup d’émules.
La fin de son set est beaucoup plus convaincante avec ses puissants titres « education is the key », « rough road » ou « breath of fresh air ». Ce n’est pas Junior Kelly qui nous contredira : en effet, celui-ci se glisse dans le public, danse, prend quelques photos et va se réfugier vers l’ingénieur du son. Warrior King part après 50 minutes sur son hits « virtuous woman ». Malgré le plaisir de le revoir sur scène, certains passages de son concert n’auront pas spécialement convaincu. Heureusement que la fin de concert fut des plus puissantes.
Warrior King 01-Intro 02-Can't get me down 03-Never Go Where Pagans Go 04-Jah is always there 05-My life 06-Melody 07-It's been a long time 08-Yesterday is gone 09-Baby Girl 10-Love is in the air 11-I'm cold 12-Power to chant feat. Ras Protector 13-Education is the key 14-Breath of fresh air 15-Africa shall be free 16-Rough Road 17-Virtuous Woman
C’est au tour de Junior Kelly de prendre le relais. A peine le temps de souffler et le riddim de « rasta should be deeper » retentit et de Junior de débouler sur scène. Le public s’enflamme à son apparition qui visiblement contente l’artiste, tout sourire. Comme à l’accoutumée, la voix est forte, le flow est rapide et clair, le style fort et assuré. Le backing band derrière assure vraiment et trouve le bon rythme pour accompagner l’artiste (ce dont il a pu souffrir lors de certains concerts!). Le rythme du concert est effréné : Pas moins de 14 titres joués en moins de 30 minutes dont les habituels « hungry days », « jah no dead », « dem story » ou « receive ».
Il entonne certains titres de son nouvel album, qui au final se perdent un peu dans la masse. Pourtant la qualité de ceux-ci est convaincante dont les « stumbling blocks » ou encore « better ah go come ». Peu importe, Junior Kelly prend un peu de souffle et s’adresse au public parisien. Il repart avec des tunes beaucoup plus lentes comme son « Jah will be there ». Le public reste coi devant cette avalanche de sensibilité musicale. Le rythme se ralentit, malheureusement, avant de reprendre pour une fin plus conventionnelle pour cet artiste : « love so nice », « bless » ou encore le nouveau « them wrong ». Après 1h30 de show, Junior Kelly remercie le public avant de s’éclipser. Les lumières se rallument.
Junior Kelly 01-Intro 02-Rasta should be deeper 03-Hungry Days 04-Jah Nuh Dead 05-Celebrate life 06-Perfect Love 07-Dem Story 08-Stumbling Blocks 09-How Better Ah Go Come 10-Shes gone 11-Black 12-Boom Draw 13-Receive 14-Chocolate Raindrops 15-Don't let go 16-Missing You 17-Jah will be there 18-Love so nice 19-Jah Jah's People 20-Them Wrong 21-Bless
La soirée aura été bonne sans pour autant avoir été exceptionnelle et ne restera pas dans les annales. Junior Kelly a démontré que ses qualités scéniques sont toujours belles et bien présentes, quant à Warrior King, son petit retour en France permet de se rappeler au souvenir des massives. Définitivement une bonne soirée avec la preuve qu’on peut compter sur des artistes de qualité au niveau reggae.
Nous avons rendez-vous en ce dimanche soir avec le vétéran Tony Rebel et sa petite protégée "Fyah Muma", Queen Ifrica. Cette dernière est encensée par les médias et ses concerts sont toujours l'occasion de constater que la gente féminine ne démérite pas comparé à certains artistes. Au contraire, elle peut se targuer d'en surpasser! Ce soir, l'Elysée n'est pas complet (loin de là) et les fameux rideaux noirs sont tirés. Peu importe, le show peut commencer!
Aux alentours de 20h30, le C-Sharp Band s'installe et joue un riddim des Wailers (tiens, bizarre! :)). Queen Ifrica est annoncée le public présent pour cette "rising star" est bel et bien là pour elle. Elle fait une superbe entrée sur "Yad to the east" façon nyabinghi de son dernier album 'Montego Bay'. L'accueil du public est plus que chaleureux celà laisse présager du meilleur. elle enchaîne avec 'Mi Nah Rub' et 'Natty fi grow', pull up obligatoire sur les deux morceaux avec des réponses bruyantes du public qu'elle réussit à chauffer facilement.
ps : Merci à Nounours pour les vidéos!
Mais alors que tout se passe pour le mieux, la Queen nous lache un "hold on" et s'enfuit sans raisons aucunes! Elle laisse le C-Sharp se démener et Chavaugh prend le lead au chant! Il meuble comme il peut et se voit confronter à une situation caucace! Le public reste ébahit et ne comprend pas ce qu'il se passe!!
Il faut attendre Tony Rebel pour comprendre ce qu'il se passe : Queen Ifrica a pris froid la veille et ne se sentait pas bien (gastro visiblement). Ahhhh!! quelle frustration quand même (aussi bien pour nous que pour elle)!!
Passons donc au Rebel. Son show est habituel à la limite de l'asseptisé et pendant plus d'une heure il va reprendre ses classiques tunes et ses medleys tribute aux artistes jamaicains. Tout le monde y passe : Il entonne du Berres Hamond, du Inner Circle, du John Holt (A love I can Feel), etc. Pas mal de petits speechs entre chaque titre où il s'exprime sur la musique jamaicaine, la weed (avec ses titres "fresh vegetable" et "sweet aroma"). Le moment le plus intense a été lorsque celui-ci a repris le sur-puissant "Chant down Babylon" en mémoire de Yabby U. Egalement une spéciale pour le Tribute to Garnett Silk avec "Spashing Dashing".
Afin de réconforter les fans de Queen Ifrica, il reprend son "Lioness On the rise" , mais le résultat n'est pas le même. Il faut se rendre à l'évidence : Elle ne reviendra pas!
Il est près de 22h30, le dernier titre sera "Forever Loving Jah", habituellement joué en duo avec Queen Ifrica sur la tournée où Chavaugh le rejoint.
En conclusion, une soirée très agréable, bien que la déception de ne pas voir Queen Ifrica est belle et bien présente. Tony Rebel avec son hommage à Yabbi You a réellement fait un bon show, bien que toujours inscrit dans la continuité (le même depuis les 90's en fait!!). A quand la session de rattrapage Fyah Mumma?!
Dimanche 25 octobre à Paris : L'annonce a eu l'effet attendu puisque le concert est "sold-out" depuis 3 semaines. 1200 personnes se sont présentées à l'Elysée Montmartre ce soir pour voir Sizzla Kalonji! Chacune de ses apparitions attire autant les foules (rappelez-vous les deux concerts à l'Elysée en 2007!). Ce premier concert étant complet, ils ont rajouté une seconde date le lendemain (26/10/09) : Complet! Ce fut un tel succès que Sizzla revient à Paris le 02 décembre pour une ultime date parisienne. Il sera également le 21 novembre à Vernouillet, près de Paris.
Revenons à nos moutons. La Spyda Team occupe la scène pendant une demie heure de 19h30. Arrivé en retard, je n'ai rien vu de ce concert. Donc aucun avis.
Se mettent en place les membres du Firehouse Crew. Aucun guitariste, ce qui a déjà vu sur ses premières dates européennes. Bizarre pour une musique basée sur la rythmique! Ils se mettent en œuvre avec quelques riddims bien concoctés, dont le "truth & rights". Débarquent ensuite deux membres du Judgement Yard : Joseph Shepperd & Teflon. Que dire, si ce n'est que c'est loin d'être excellent. Deux gros gueulards sans intérêt. Passons vite et attendons en silence Sizzla.
Bientôt 21h et le MC annonce Sizzla. La même intro avec le style hollywoodien que l'on connaît. Et puis il débarque!! Le FEU direct. Son arrivée s'effectuant toujours sur "holding firm" en medley avec "humble thought", pas de surprise, mais toujours le même effet :
Une première grosse demie heure reggae avec ses tunes habituelles, plus une nouveauté ("Smoke marijuana") dont voici la liste exhaustive : 02. Holding firm > humble thought
03. Got it right there 04. Smoke Marijuana 05. Mash Dem Down 06. Simplicity 07. Why Should I 08. Trod Mt. Zion 09. Good ways > Praise Ye Jah 10. Guide Over Us 11. Words Of Divine 12. Woman I Need You 13. Irresistible 14. Haven't I Told You 15. Thank U Mamma 16. Give Me A Try
Ce qui est appréciable est qu'il ne pull up relativement peu sur cette partie et qu'il ne "s'excite" pas (contrairement aux shows hollandais!). C'est agréable. C'est après "solid as a rock" que le show commence à devenir dancehall. Et là, c'est le déluge de tunes et l'Elysée chavire sous le flow de Sizzla. C'est indescriptible la façon dont c'était le feu! Ce moment dure un bon quart d'heure (certains diront que c'est peu après tout) : Solid as a rock
Ultimate Hustler Taking Over Get to the point Karate Run out pon dem I'm With The Girls Frontline
La fin du concert revient sur des sonorités plus reggae (Bless Me, Thanks and praise to the creator, Really and trully, Be Strong ainsi que deux tunes de son nouvel album Ghetto Youthology : Jah Love et Black Man In The White House) Et là, je (on, en général je pense) m'aperçois que son show est "fabriqué" et très pensé pour les européens. Un Sizzla hypocrite qui n'hésite pas à dire "black and white men in da white house"! N'est-il pas celui qui a dit "burn da white men" et qui a des propos homophobes? Il n'a cessé de répéter ses "peace and love". C'est beau sur le papier, et j'espère honnetement qu'il le pense....L'occasion de lui demander devrait se présenter lors d'un prochain interview :)
Au final, un concert de qualité (même si je continue à penser qu'il est venu avec un show très bien pensé) et un quart d'heure dancehall explosif! Sizzla a mis çà très très haut ce soir à l'Elysée. Une tournée à ne pas manquer!
Ceux qui auront choisi de rater Johnny Halliday sur le champs de mars auront sans doute (qui oserait en douter?!!) fait le meilleur choix qu'on puisse faire : Buju Banton, après 6 années d'absences à Paris, a fait un retour flamboyant, envoutant et enflammé sur la scène de l'Elysée Montmartre. Tout comme la veille, une salle de 1000 personnes s'est rassemblée pour entendre les prêches du Gargamel. Retour sur ce concert évènement.
La première partie a été assuré par Abdou Daye en mode acoustique. Passons sur ce moment quelque peu soporifique. Et svp, arrétez de reprendre (tuer) du marley!!
Les choristes ainsi que Delly Ranks et New Kidz, tous deux du clan Gargamel, ont pendant une petite demi-heure assurée une introduction afin de chauffer une salle en attente de la voix rauque et puissante de Buju. Après avoir été motivé, le public exulte à l'annonce de Buju.
Son arrivée est soignée et toujours sur ces tueries dancehall : "Me & oonu", "tra la la", "batty rider", etc. Mise en forme assurée! La suite est plus orientée roots et son magnifique "Mr nine" ou encore "destiny", "hills and valley". Au niveau nouveautés (son album, "Rasta got soul", est sorti en juin), nous avons le droit à "I rise" et "a little bit of sorry".
Il fait sa tuerie "sleepless nights" d'une manière très love à la limite du slow. Superbe!
Après "sleepless nights", c'est une déferlante de tueries. Retour sur les 90's avec un superbe "sinsemilia persecution" ou bien encore ses duos avec Beres Hammond dont le "love sponge" par exemple. Pas mal de pull up qui rythme tout et chauffe le public à blanc. L'avalanche de hits met réellement très haut! On a même le droit à un hommage à Mickaël Jackson et un bel "heal the world".
Il termine son set avec "murderer" après 1h20 d'un concert intense. Aucun rappel au grand damne de l'audience qui reste dans la salle, espérant un retour de gargamel. Rien n'y fait, il faut partir. Pour son retour à Paris, le concert aura été superbe!
Résumé de la setlist (sous réserve d'oublis) : Me & Oonu tra la la batty rider Only Man Champion Mr Nine Til Shiloh Destiny I Rise Not An Easy Road Mighty Dread Hills and Valleys Untold Stories A Little Bit Of Sorry Sleepless Night Wanna Be Loved sinsemilia persecution Heal the World (Michael Jackson tribute) Love Sponge Murderer
La semaine commence sous de beaux hospices : Israel Vibration et Beenie Man faisaient une halte à Paris à l'Elysée Montmartre. Une affiche assez spéciale puisqu'elle rassemble deux styles musicaux totalement opposés. Néanmoins, le public a fait le déplacement (1 000 entrées payantes) ce lundi 13 juillet.
Ouverture des portes ne rime pas forcement avec début du concert à l'heure. Israel Vibration n'arrive sur scène qu'après 20h et commence un set d'une heure vingt. Tout comme à l'accoutumée, l'alternance des deux artistes est respectée. Je ne reviendrai pas sur leur set étant donné qu'il a déjà fait l'objet d'un article ici même (cf compte rendu de Rosny sous Bois). Seuls le "racial discrimination" est venu enrichir un set quelque peu différent : Peu de nouveautés et une fin de concert où Skelly nous a fait un superbe "same song", quoiqu'un peu court. Sur ce point, on sentait vraiment qu'ils étaient courts et devaient laisser la place à Beenie man.
Il est bientôt 22 heures quand Beenie Man débarque sur scène. Un accueil très chaleureux à son arrivée, comme en témoigne cette vidéo :
1h20 de concert où il repris tous ses tunes les plus connus (je ne connais pas son répertoire). Un long hommage à deux artistes : Michaël Jackson (où il entreprend quelques pas du moonwalker) et Bob Marley, n'hésitant pas à se comparer à ces artistes ("Tout comme eux, je suis le meilleur"), rien que çà!
Après le concert, nous avons été convié à un interview avec lui. Une longue attente pour une déception puisqu'il est parti après s'être plaint de personnes fumant dans la salle et allant rejoindre une personne faisant un malaise. A oublier vite!
Le Garancereggae festival s'est ouvert hier à l'Elysée Montmartre avec une belle brochette de stars du reggae : Takana Zion, le jeune guinéen (23 ans) qui vient promouvoir son nouvel album, Chezidek qui surf sur le succès médiatique de son dernier opus et finalement Jah Mason.A notre entrée nous constatons que les rideaux ne sont pas tirés! Excellente nouvelle. Celà fait quelques mois que les concerts ne font pas le plein (crise éco? artistes récurrents sur le sol français? manque d'actualité des artistes? On se pose pas mal de questions...).
Au final, quelques 1 000 massives auront fait le déplacement.
Takana Zion ouvre le bal. Une tune nya en guise d'introduction avant de partir sur du reggae. Du reggae africain avec ses protestations habituelles (esclavage, pauvreté, etc.). Un artistes engagé avec une voix "à la" Pressure ou encore Sizzla. Il est fortement inspiré par le rap, et celà s'en ressent. Il part sur "black mafia". Peut être le seul morceau qui se rapprocherait du nu-roots JA. Une prestation de 40 minutes visiblement appréciée, malgré un manque de réaction flagrant dans le public.
Son entrée sur scène :
Le second artiste est Chezidek. Le homegrown band se met en place et là surprise : Omar Perry est annoncé en guest. Il vient faire deux morceaux ("rasta meditation" et "redder than red") et chauffe bien la salle avec quelques passages mixs bien pensés. Puis vient le tour de Chezidek. Surement l'artiste pour lequel je me suis déplacé ce soir! Et quelle prestation! La voix est soft, posée et sure. Il paraissait en manque de marques au début, visiblement à la recherche de réactions du public. Puis au fur et à mesure, il se lache, danse, pull up quelques tunes. Au menu, nous avons le droit à "hail far I", "herbalist", "harvest time" et deux puissantes versions de "dem a fight we" et "call pon dem". Il nous quitte sur "Far I" après 50 minutes.
Son arrivée :
Il est 21h40 quand Jah Mason est annoncé. Visiblement les massives sont là pour lui. En manque d'actualité et en perte de vitesse, il a trouvé le pays acquis à sa cause. Perso, je le trouve de moins en moins intéressant en live : Toujours la même chose, les mêmes paroles et les mêmes mimiques. Bref. Son entrée sur "life so joyful" est de toute beauté quand même :) Au menu, ses tunes habituelles : "wheat and tears", "farmer man", "princess gone", "keep the joy", etc. Il nous a fait un tune sur le "world a reggae" riddim avec un guest. Puis il est parti sur "hill vibes" après plus d'une heure de show.
"Life so joyful" :
Voilà, la première soirée est terminée et j'attend avec impatience les deux soirées restantes. Surtout celle avec Barrington Levy pour être franc. Le public quitte la salle qui est avouons-le un sauna! Une bonne soirée nu-roots que nous a proposé Garance.
Les vacances d'avril sont arrivées et les concerts reggae s'enchaînent. Ce mardi soir, Junior Kelly posait ses valises à Paris et plus précisément à l'Elysée Montmartre. LMJ, groupe féminin assurait la première partie.
Peu de promotion concernant le concert et celà s'en est ressenti. Il n'y avait pratiquement "personne" ce soir là. L'Elysée arborait ses rideaux noirs (dont un coupait la salle en deux), et il ne restait plus qu'un quart de sa capacité originelle. 300-400 personnes maximum dans la salle. Alors que nous arrivons, LMJ est déjà sur scène. Beaucoup de reprises des Wailers, de Marley et de Peter Tosh ("glass house" entre autre). Quelques tunes perso sur des riddims récents (comme le rub a dub). Un concert rythmiquement rapide et court (40 minutes max) pour une prestation pas franchement terrible. Le public n'a pas bronché quand elles ont quitté la scène. Voici un extrait vidéo sur le "Three blind mice riddim" :
Pas d'entracte et Junior Kelly débarque sur scène. Energique et lui aussi très rapide, peut être même trop, il a fait (à mon avis) un concert en 2 parties : Une première partie rapide où il enchainait ses hits les plus connus ("Tough life", "receive", "missing you", "dem story", "the more I see her", etc.) et à l'amorce de "smile", le concert rentra dans sa seconde partie. Jusqu'à là, le public était assez distant, et lui faisait peu de retour. Par la suite, le concert devient beaucoup moins rapide, plus posé, des speechs bien humanistes, conscients. Au menu quelques nouveautés ("Justice", "freedom", "Jah Jah"s people") et des tunes bien puissantes ( "you can make it right", "love so nice", etc.). Le rappel est explosif!! Il enchaîne ses titres "blaze", "hungry days", "Jah nuh dead", etc. Un grous foutage de gueule après 1h20. On nous demande de faire plus de bruit pour voir revenir Jr Kelly. Après 10 minutes, les lumières se rallument définitivement. Moment étrange il faut avouer. Extrait vidéo :
La revue officielle est postée sur reggae.fr, avec quelques photos.