samedi 19 décembre 2009

Luciano & Mikey General - Cabaret Sauvage, Paris 14 novembre 2009

Mes potes du site Live n Direct ont publié une longue et terrible vidéo de Luciano et Mikey General en mode sound system lors de leur dernier passage à Paris.
A regarder sans modération!!

dimanche 13 décembre 2009

Interview avec Julian Marley - 10 décembre 2009

Voici l'interview réalisé après le concert qui s'est tenu à Ris Orangis le 10 décembre 2009.
Au menu de cet interview : Son nouvel album "Awake" ainsi que sa nomination aux grammy awards.
Depuis combien de temps travailles-tu sur ton nouvel album « Awake?
- En tout cela fait 2 années. Mais pas deux années pleines puisque j’ai fait quelques concerts, quelques singles, puis travaillé avec la famille et finalement mon album. Deux années en tout voilà…

Qui est impliqué dans ce projet?
- Les musiciens sont le Uprising band. Concernant les producteurs tu as mes frères : Stephen « raggamuffin » Marley avec qui j’ai fait le duo « little too late »; Damian « Jr Gong » Marley avec qui je fait « Violence in the streets ». Tu retrouves aussi « Oh girl » avec Mr Cheecks des Lost Boys qui est un rappeur pour un autre duo. Nous avons des bons morceaux et les avons rassemblé sous le nom d’Awake. « Awake » car tu te dois d’être mentalement et spirituellement éveillé vu que nous vivons dans des périodes difficiles. Nous devons être plus fort, plus heureux peu importe ce qu’il se passe. C’est un album pour t’éveiller!

Parlons de « Violence in the streets », qui a choisi cet enregistrement?
- Le riddim vient de l’original King Tubby’s. Pour moi c’est un maître, une légende et en tant que maître nous nous devons de le respecter. Il a été abattu par la violence de la rue! Quand nous avons entendu ce riddim avec Luke Andrews, mon guitariste, nous étions énervé par tous ces artistes emportés par la violence. Beaucoup d’artistes parmi lesquels j’ai grandi ont été emporté par la violence et sont devenus des légendes. Nous étions en studio avec mon frère, il a pris le micro et le duo est né de là.
C’est un sujet sérieux : trop de violence dans les rues et nous l’avons thématisé!

Plusieurs nouveaux titres sont liés à la société : « things ain’t cool », etc. Pourquoi ce pessimisme?
- Actuellement je vois l’humanité en recherche d’unité. Aucune unité et beaucoup de souffrances. De façon imagée, j’ai beaucoup de riz dans ma cuisine en ce moment. Mais si je n’ai plus d’argent lorsque je suis à court d’argent, je ne peux même pas aller voir mon voisin pour lui demander un peu de riz. La division est le pire fléau auquel nous sommes confronté. Si nous nous unissons, et par là j’entends arrêter de penser à soi même et se dire que nous avons tout ce qu’il faut dans la vie : La nourriture, la joie, etc. Alors, pourquoi ne pas partager cette joie avec ton voisin ou quelqu’un d’autre.

Tu parles de Jah également avec « Jah Works ». Que représente Jah pour toi?
- Dieu (rire!). Yes! Quand je dis Jah je veux dire Dieu. Quand tu dis « les travaux de Dieu », rien ne peut les arrêter. Lors d’un ouragan, tu dois courir et te cacher : Les rois, reines, docteurs, etc. Tout le monde doit partir. Quand Jah dit « Eh!!! », tout le monde réponds. Quand je dis « Jah Works » , c’est bon d’être bon.. Prends garde au jugement!

Tu reviens d’une tournée aux US, comment s’est-elle passée? Tu vois une différence entre les publics américains et Européens?
- C’était une bonne tournée avec mes frères qui me rejoignaient sur scène pour quelques morceaux. Quand on tourne ensemble il y a pleins de vibes différentes : Tu as du dancehall, du roots, du raggamuffin, du hip-hop. C’était génial!
La différence entre les audiences est que je ne parle pas votre langue (rires!).
Sérieusement, tout est la même sinon. Après le show tu as le droit à des « mercis », tu signes des autographes, etc. La musique n’a pas de barrières et de langues. L’esprit n’a pas de barrière et est connecté avec la musique, mais quand la musique est finie, tu as toujours cette langue (rire). Bref, peu importe où nous allons, il y a cette connexion avec le public. C’est toujours cool de faire des tournées!

Tu viens d’être nominé aux grammy awards. C’est une consécration?
- Je suppose. Mais personnellement j’essaie de faire de la bonne musique. J’aime faire le meilleur dès que je m’en sens capable. Je n’enregistre pas une musique dès que je me sens totalement ok avec. Après un cut,, je peux laisser tomber et le reprendre plus tard mais j’essaie de faire le mieux dès que je le peux. Le message de cet album est l’unité et je continue à répandre de l’amour. C’Est-ce que j’ai.

Un dernier mot pour décrire ton album?
- Awakening!! (rires)

vendredi 11 décembre 2009

Julian Marley - Le Plan, Ris Orangis 10 décembre 2009


Dans le cadre de sa tournée promotionnelle Julian Marley faisait un arrêt dans la salle du Plan à Ris Orangis. Je ne serais être totalement objectif lorsqu'il s'agit de cette salle, mais il faut avouer qu'elle a quelque chose de magique! Le dernier concert de Julian à Paris à l'Elysée Montmartre était loin d'atteindre une qualité exemplaire et le public ne s'est pas trompé en le boudant ce soir là.
Mais ce jeudi soir, les quelques 600 personnes (soit une salle plus que pleine!) ont soutenu l'artiste de tout leur cœur et celui-ci leur a rendu une prestation exemplaire de plus d'1h30.



Setlist du concert :


A retenir une bonne version de "violence in the street", l'excellente arrivée sur scène sur son titre "babylon cookie jar", mais malheureusement quelques moments plus rapides (les fameux "mixs") arrétés trop tôt. Et toujours quelques moments plus "off" notamment sur son titre "awake" qui ne réveille pas les foules!
Le public ressort de la salle ravi par la prestation du nouveau nominé aux grammy awards.

Après le show, une bonne partie des fans ont eu le droit d'aller dans les loges pour une séquence signature et photo, ce qui a eu le don d'agacer son manager!
Mes collègues de Radio Mille Pattes et moi-même avons eu ensuite l'opportunité de poser quelques questions à Julian sur son nouvel album. A suivre, la traduction de notre rapide entrevue.
Noel Davey (keyboards et accessoirement le créateur du riddim digital Sleng Teng) et Luke Andrews (le guitariste) avont pu parler de leur tournée, de son nouvel album "Awake", etc. Vraiment cool ces deux gars!!

Remerciements à Manu et Julie de la salle : Le Plan à Ris Orangis, à Marco de Mediacom, à Julian pour le temps qu'il nous a accordé et au Uprising band pour leur prestation.

L'histoire du riddim Sleng Teng par Noel Davey

Interview w/ Noel Davey

Qui a créé le Sleng Teng Riddim? Wayne Smith me direz-vous. Eh bien, il s'agit d'un malentedu historique. Noel Davey, qui fait parti du Uprising band, a bel et bien composé ce riddim (ainsi que plusieurs autres) pour King Jammy's. IL se dresse en tant que créateur du digital reggae.
Entrevue avec cet homme après le concert de Julian Marley à Ris Orangis.

Wikipedia : The riddim created by the collaboration between King Jammy and Wayne Smith's was entitled "Under Me Sleng Teng". However, in this case Wayne Smith was the one who had found the computerized sound in Noel Davey's keyboard. Together they were the ones who arranged the riddim, slowed it down, matched it to his key, and rehearsed on it before taking it to Jammys studio. The riddim itself is apparently an attempt to recreate Eddie Cochran's "Somethin' Else". It is a pattern found in the Casio MT-40 home keyboard


samedi 14 novembre 2009

Kiddus I & Omar Perry - CC Paul Baillart, Massy 13 novembre 2009

Venus promouvoir leurs albums respectifs sortis récemment chez Makasound, Kiddus I et Omar Perry faisaient un arrêt dans l'excellente salle de Massy, le Centre Culturel Paul Baillart. Quelques 130 fans se sont déplacés pour assister à ce concert.

Le début des hostilités a lieu peu après 21 heures. Le Homegrown band s'installe sur scène et entame une intro aux sonorités rappelant le film rockers. Connu et reconnu pour son titre "Graduation in Zion", Kiddus I débarque sur scène, tranquillement, en chantant "careful how you jump". Comme à l'accoutumée, la voix est posée, douce et sure. Comme il aime à le préciser lors d'entrevues, le roots est là pour communiquer un message : De "money" où il fustige le matérialisme à "when we get together" ou son puissant "no salvation until", son message est universel. Kiddus anticipe la sortie de son futur album avec le Homegrown en interprétant une superbe version de "l'hymne à l'amour" d'Edith Piaf. Quelle belle prestation avec sa voix qui collait parfaitement à la mélodie! Il termine son concert avec "Graduation in Zion" sous les applaudissements.

Voici le reportage vidéo :




Pendant le concert d'Omar Perry, j'étais en train d'interviewer Kiddus I, je n'ai donc pas vu la première partie. Notez la faute d'orthographe à mon prénom :)

J'ai eu le temps de filmer l'entrée d'Omar Perry sur scène :



C'est le moment du rappel et Kiddus I rejoint sur scène Omar Perry afin d'interpréter son "different strokes" issu de son dernier album "Green fa life". Omar Perry intervient sur des moments plus dancehall ce qui donne un rendu absolument génial. Le public est également ravi de voir revenir Kiddus qui peu après plonge dans la foule pour parler avec le public. C'est réellement agréable de voir un artiste si proche de son public. Omar Perry termine un concert d'un peu plus d'une heure par son "rasta meditation". Artistiquement réussi, ses concerts semblent aller crescendo au fil des années comme le précise également Guillaume "Stepper".

Après le concert, Omar Perry m'a reçu pour une entrevue. Cet homme est vraiment très agréable et m'a parlé sans aucune retenue. Il m'a donné son nouvel album qu'il m'a dédicacé après avoir vu que j'avais que son 1er!
Big respect à lui!

Cette tournée est sans conteste la tournée roots de fin d'année. Kiddus I a mis les petits plats dans les grands, et rien que sa reprise d'Edith Piaf vaut le déplacement. Quant à Omar Perry, il confirme tout le bien que l'on pensait de son excellent album "Can't stop us" par une prestation vraiment convaincante teintée de roots et de passages dancehall. Leur duo à la fin est le point d'orgue d'un concert excellemment soutenu par le Homegrown band.
Une session de rattrapage a lieu le 18 novembre à Paris, allez-y les yeux fermés.

Un grand merci au CC Paul Baillart à Massy, à Makasound et aux artistes pour leur accueil et leur disponibilité.

vendredi 6 novembre 2009

Reportage U-Roy & Pablo Moses

Pablo Moses, actuellement en tournée au coté de Sebastian Sturm et Groundation, est un artiste sur scène qui vaut le détour. Et lorsque celui-ci est accompagné de U-Roy, le résultat est une soirée des plus agréables comme j'ai déjà pu en parler lors d'un report précédent.

Retour sur la soirée qui s'est déroulée à Ris Orangis (Le Plan) pour une séquence souvenir :



Remerciements à Manu de la salle et à Music Action pour leurs autorisations.

Agenda Paris nov-dec

Voici un agenda des dates parisiennes et RP à venir et à ne pas louper!!

1. 13/11 : Kiddus I + Omar Perry (& the Homegrown band) - Centre Culturel Paul Baillart, Massy à 21h
Ainsi qu'une date parisienne le 18/11 au Nouveau Casino, Paris.

2. Luciano & Mikey General débarquent à Paris en configuration sound system avec l'excellent Soul Stereo. Celà se passe au Cabaret Sauvage le 14/11.

3. The Congos en tournée pour la promotion de leur nouvel album, "Back to the Black ark" :
Dimanche 29 novembre à l'Elysée Montmartre, Paris

4. J'en avais entendu parlé lors de la soirée à l'Olympia et c'est dorénavant officiel : OMax6mum fait venir la star du dancehall jamaicain en réponse au concert de Mavado du mois de mai dernier : Vybz Kartel, le 1er décembre à l'Elysée Montmartre! (la veille de Sizzla)

5. Mediacom nous concocte une tournée de fin d'année sympa avec :
Julian Marley le 10 décembre à Ris Orangis, Le Plan! Soyez là car une excellente surprise vous attend : "Familyman" Barrett sera à la basse. Eh oui! I