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samedi 11 juin 2011

Julian Marley - Festival de l'île aux mix, Cergy Pontoise 28 mai 2011

Voici une belle vidéo (double caméra et son en sortie de console) produite par LivenDirect où Julian "Juju" Marley et son band, le Uprising band, interprètent 3 titres :

- Natural Mystic
- Harder days
- Things ain't cool



Ceci se déroulait dans le cadre de l'île au mix festival à Cergy Pontoise en mai dernier.

dimanche 13 décembre 2009

Interview avec Julian Marley - 10 décembre 2009

Voici l'interview réalisé après le concert qui s'est tenu à Ris Orangis le 10 décembre 2009.
Au menu de cet interview : Son nouvel album "Awake" ainsi que sa nomination aux grammy awards.
Depuis combien de temps travailles-tu sur ton nouvel album « Awake?
- En tout cela fait 2 années. Mais pas deux années pleines puisque j’ai fait quelques concerts, quelques singles, puis travaillé avec la famille et finalement mon album. Deux années en tout voilà…

Qui est impliqué dans ce projet?
- Les musiciens sont le Uprising band. Concernant les producteurs tu as mes frères : Stephen « raggamuffin » Marley avec qui j’ai fait le duo « little too late »; Damian « Jr Gong » Marley avec qui je fait « Violence in the streets ». Tu retrouves aussi « Oh girl » avec Mr Cheecks des Lost Boys qui est un rappeur pour un autre duo. Nous avons des bons morceaux et les avons rassemblé sous le nom d’Awake. « Awake » car tu te dois d’être mentalement et spirituellement éveillé vu que nous vivons dans des périodes difficiles. Nous devons être plus fort, plus heureux peu importe ce qu’il se passe. C’est un album pour t’éveiller!

Parlons de « Violence in the streets », qui a choisi cet enregistrement?
- Le riddim vient de l’original King Tubby’s. Pour moi c’est un maître, une légende et en tant que maître nous nous devons de le respecter. Il a été abattu par la violence de la rue! Quand nous avons entendu ce riddim avec Luke Andrews, mon guitariste, nous étions énervé par tous ces artistes emportés par la violence. Beaucoup d’artistes parmi lesquels j’ai grandi ont été emporté par la violence et sont devenus des légendes. Nous étions en studio avec mon frère, il a pris le micro et le duo est né de là.
C’est un sujet sérieux : trop de violence dans les rues et nous l’avons thématisé!

Plusieurs nouveaux titres sont liés à la société : « things ain’t cool », etc. Pourquoi ce pessimisme?
- Actuellement je vois l’humanité en recherche d’unité. Aucune unité et beaucoup de souffrances. De façon imagée, j’ai beaucoup de riz dans ma cuisine en ce moment. Mais si je n’ai plus d’argent lorsque je suis à court d’argent, je ne peux même pas aller voir mon voisin pour lui demander un peu de riz. La division est le pire fléau auquel nous sommes confronté. Si nous nous unissons, et par là j’entends arrêter de penser à soi même et se dire que nous avons tout ce qu’il faut dans la vie : La nourriture, la joie, etc. Alors, pourquoi ne pas partager cette joie avec ton voisin ou quelqu’un d’autre.

Tu parles de Jah également avec « Jah Works ». Que représente Jah pour toi?
- Dieu (rire!). Yes! Quand je dis Jah je veux dire Dieu. Quand tu dis « les travaux de Dieu », rien ne peut les arrêter. Lors d’un ouragan, tu dois courir et te cacher : Les rois, reines, docteurs, etc. Tout le monde doit partir. Quand Jah dit « Eh!!! », tout le monde réponds. Quand je dis « Jah Works » , c’est bon d’être bon.. Prends garde au jugement!

Tu reviens d’une tournée aux US, comment s’est-elle passée? Tu vois une différence entre les publics américains et Européens?
- C’était une bonne tournée avec mes frères qui me rejoignaient sur scène pour quelques morceaux. Quand on tourne ensemble il y a pleins de vibes différentes : Tu as du dancehall, du roots, du raggamuffin, du hip-hop. C’était génial!
La différence entre les audiences est que je ne parle pas votre langue (rires!).
Sérieusement, tout est la même sinon. Après le show tu as le droit à des « mercis », tu signes des autographes, etc. La musique n’a pas de barrières et de langues. L’esprit n’a pas de barrière et est connecté avec la musique, mais quand la musique est finie, tu as toujours cette langue (rire). Bref, peu importe où nous allons, il y a cette connexion avec le public. C’est toujours cool de faire des tournées!

Tu viens d’être nominé aux grammy awards. C’est une consécration?
- Je suppose. Mais personnellement j’essaie de faire de la bonne musique. J’aime faire le meilleur dès que je m’en sens capable. Je n’enregistre pas une musique dès que je me sens totalement ok avec. Après un cut,, je peux laisser tomber et le reprendre plus tard mais j’essaie de faire le mieux dès que je le peux. Le message de cet album est l’unité et je continue à répandre de l’amour. C’Est-ce que j’ai.

Un dernier mot pour décrire ton album?
- Awakening!! (rires)

vendredi 11 décembre 2009

Julian Marley - Le Plan, Ris Orangis 10 décembre 2009


Dans le cadre de sa tournée promotionnelle Julian Marley faisait un arrêt dans la salle du Plan à Ris Orangis. Je ne serais être totalement objectif lorsqu'il s'agit de cette salle, mais il faut avouer qu'elle a quelque chose de magique! Le dernier concert de Julian à Paris à l'Elysée Montmartre était loin d'atteindre une qualité exemplaire et le public ne s'est pas trompé en le boudant ce soir là.
Mais ce jeudi soir, les quelques 600 personnes (soit une salle plus que pleine!) ont soutenu l'artiste de tout leur cœur et celui-ci leur a rendu une prestation exemplaire de plus d'1h30.



Setlist du concert :


A retenir une bonne version de "violence in the street", l'excellente arrivée sur scène sur son titre "babylon cookie jar", mais malheureusement quelques moments plus rapides (les fameux "mixs") arrétés trop tôt. Et toujours quelques moments plus "off" notamment sur son titre "awake" qui ne réveille pas les foules!
Le public ressort de la salle ravi par la prestation du nouveau nominé aux grammy awards.

Après le show, une bonne partie des fans ont eu le droit d'aller dans les loges pour une séquence signature et photo, ce qui a eu le don d'agacer son manager!
Mes collègues de Radio Mille Pattes et moi-même avons eu ensuite l'opportunité de poser quelques questions à Julian sur son nouvel album. A suivre, la traduction de notre rapide entrevue.
Noel Davey (keyboards et accessoirement le créateur du riddim digital Sleng Teng) et Luke Andrews (le guitariste) avont pu parler de leur tournée, de son nouvel album "Awake", etc. Vraiment cool ces deux gars!!

Remerciements à Manu et Julie de la salle : Le Plan à Ris Orangis, à Marco de Mediacom, à Julian pour le temps qu'il nous a accordé et au Uprising band pour leur prestation.