samedi 13 février 2010

Tarrus Riley - Cabaret Sauvage, Paris 12 février 2010

Une semaine après sa première venue à Paris, le plateau Tarrus Riley & The Black soil band faisait son retour d'une manière plutôt feutrée dans la même salle, le Cabaret Sauvage. Feutrée? Aux vues du nombre de personnes présentes, leur venue n'a que très peu eu de retombées médiatiques. Il faut dire que le nombre de concert en ce début d'année est pléthorique (pas moins de 10 grosses têtes d'affiche en 2 mois!). Quoi qu'il en soit, Mediacom a profité de ce wee-end de la saint Valentin pour nous amener l'un des plus fiers représentant de la nouvelle vague de chanteur reggae : Tarrus Riley. Le plateau artistique est impressionnant avec Dean Fraser en guise de chef d'orchestre, Duane Stephenson et I Octane comme première partie. Et comme on dit : "Accrochez vos ceintures, préparez-vous au décollage"!

Le début du show a lieu peu après 19h30 où Dean Fraser comme à son habitude propose une intro musicale (saxophone) puis vient le tour des choeurs. 3 titres partagés entre eux. Duane Stephenson est appelé. Cet artiste, peu reconnu dans notre pays, a pourtant à son actif un album ainsi que plusieurs textes pour des artistes tels Luciano, Jah Cure ou ...Tarrus Riley. Cet artiste a des intonations proches d'un Lucky Dube ou d'un Peter Tosh lorsqu'il joue sur sa voix. Impressionnant d'aisance il va nous distiller de purs titres conscients tels "Love ina di city", "Mr B" ou un magnifique et intelligent "black gold" ("Vous avez échangé votre âme contre de l'or noir"). Puis viennent les magnifiques "August town" et "Cottage in Negril" à l'origne de Tyrone Taylor. Après 25 minutes il quitte la scène sous de timides applaudissements.

I Octane est annoncé par Dean Fraser. Jeune artiste il vient dans un style beaucoup plus marqué dancehall et ses premiers titres prennent vite le public, désireux de bouger. Pêle mêle, nous entendons "Nuh a Dem Nuh Frighten We", "Mama You Alone" ou "Blood Shed". Mais après quelques morceaux, il se lance dans des rythmes plus nyabinghi ou du one drop très lent. Ceci a pour effet immédiat de lasser le public qui délaisse le dancefloor.

Vient le moment que tout le monde attendait : Tarrus Riley!!
Son arrivée sur scène est toute calme. Il nous assène d'un "Who Jah bless, no man curse" avant de débuter son "Lion Paw". Ce rythme nyabinghi et sa voix sont une combinaison touchante et puissante. Le riddim de "Love's contagious" retentit pour le plus grand plaisir des lovers.
Un des moments les plus forts de ce concert a été le medley qui suit. Le Cabaret Sauvage, bien que peu rempli, s'est soulevé aux sonorités du Black Soil Band!

Getty getty no wantee en medley avec Start a new :


Reste du concert :
06 - Human Nature
07 - Micro Chip
08 - System set
09- Parables
10 - Beware
11 - Trap setter
12 - Far away
13 - Something strong > soulmate
14 - Cold kisses
15 - Young heart
16 - Stay with you
17 - She's royal
18 - Good girl gone bad

Ce qui impressionne c'est son aisance sur scène : Ses incursions dans d'autres styles, la communication avec l'audience, ses improvisations lyricales (comme sur "start a new" par exp.).
Comme vous pouvez le voir, une grosse sélection de tunes de son nouvel album ou des medley rapidement expédiés. Son concert était tellement rythmé que l'heure (eh oui si peu!) est passé d'une traite. C'est peut-être le seul reproche à faire à son show : Une succession de medley rapide. Mais bon, là c'est du chipotage.

Au final, tout le monde est ressorti ravi de ce concert spécial St Valentin. Tarrus Riley a mis çà TRES haut, le dressant comme artiste majeur de la nouvelle vague. Duane Stephenson et sa voix de velour a su imposé son message conscient d'une manière touchante. I Octane, bien que jeune pousse, a pour sa part été plutot décevant avec ses passages one drop/slow. A voir dans le futur.
Et comme on dit : "Les absents ont toujours tort".
Vivement le retour de Tarrus à Paris....ou pour les festivals estivaux :)

Tony Rebel & Queen Ifrica - Elysée Montmartre, Paris 07 février 2010

Nous avons rendez-vous en ce dimanche soir avec le vétéran Tony Rebel et sa petite protégée "Fyah Muma", Queen Ifrica. Cette dernière est encensée par les médias et ses concerts sont toujours l'occasion de constater que la gente féminine ne démérite pas comparé à certains artistes. Au contraire, elle peut se targuer d'en surpasser!
Ce soir, l'Elysée n'est pas complet (loin de là) et les fameux rideaux noirs sont tirés. Peu importe, le show peut commencer!


Aux alentours de 20h30, le C-Sharp Band s'installe et joue un riddim des Wailers (tiens, bizarre! :)). Queen Ifrica est annoncée le public présent pour cette "rising star" est bel et bien là pour elle. Elle fait une superbe entrée sur "Yad to the east" façon nyabinghi de son dernier album 'Montego Bay'. L'accueil du public est plus que chaleureux celà laisse présager du meilleur.
elle enchaîne avec 'Mi Nah Rub' et 'Natty fi grow', pull up obligatoire sur les deux morceaux avec des réponses bruyantes du public qu'elle réussit à chauffer facilement.



ps : Merci à Nounours pour les vidéos!

Mais alors que tout se passe pour le mieux, la Queen nous lache un "hold on" et s'enfuit sans raisons aucunes! Elle laisse le C-Sharp se démener et Chavaugh prend le lead au chant! Il meuble comme il peut et se voit confronter à une situation caucace! Le public reste ébahit et ne comprend pas ce qu'il se passe!!
Il faut attendre Tony Rebel pour comprendre ce qu'il se passe : Queen Ifrica a pris froid la veille et ne se sentait pas bien (gastro visiblement). Ahhhh!! quelle frustration quand même (aussi bien pour nous que pour elle)!!

Passons donc au Rebel. Son show est habituel à la limite de l'asseptisé et pendant plus d'une heure il va reprendre ses classiques tunes et ses medleys tribute aux artistes jamaicains. Tout le monde y passe : Il entonne du Berres Hamond, du Inner Circle, du John Holt (A love I can Feel), etc. Pas mal de petits speechs entre chaque titre où il s'exprime sur la musique jamaicaine, la weed (avec ses titres "fresh vegetable" et "sweet aroma").
Le moment le plus intense a été lorsque celui-ci a repris le sur-puissant "Chant down Babylon" en mémoire de Yabby U. Egalement une spéciale pour le Tribute to Garnett Silk avec "Spashing Dashing".
Afin de réconforter les fans de Queen Ifrica, il reprend son "Lioness On the rise" , mais le résultat n'est pas le même. Il faut se rendre à l'évidence : Elle ne reviendra pas!
Il est près de 22h30, le dernier titre sera "Forever Loving Jah", habituellement joué en duo avec Queen Ifrica sur la tournée où Chavaugh le rejoint.

En conclusion, une soirée très agréable, bien que la déception de ne pas voir Queen Ifrica est belle et bien présente. Tony Rebel avec son hommage à Yabbi You a réellement fait un bon show, bien que toujours inscrit dans la continuité (le même depuis les 90's en fait!!).
A quand la session de rattrapage Fyah Mumma?!

vendredi 5 février 2010

Agenda concert - Paris février/mars

Après son dernier passage parisien, Tarrus Riley revient au Cabaret Sauvage le 12 février prochain pour un concert "Valentine's reggae party" : Les bredren accompagnés de leur copine feront profiter à cette dernière d'une place gratuite. Quand on rajoute I Octane et Duane Stephenson, il n'y a qu'une seule solution : Y courrir!!





Lee Perry fête son anniversaire à l'Elysée Montmartre avec des invités de marque : The Congos, Max Romeo et Adrian Sherwood. Pour tous les amoureux du roots et du personnage le plus décalé de la planête reggae, n'hésitez pas une seconde!

samedi 23 janvier 2010

En studio avec Tu Shung Peng et Ras Daniel Ray

Novembre 2009, mon téléphone sonne et Manu de Tu Shung Peng m'annonce qu'ils enregistreront un nouvel album dès janvier 2010. Un rendez-vous est pris dans leur studio de Ris Orangis, le Wise Studio. Bien caché, il vient me chercher à la gare et m'explique qu'il faut garder ce secret. Bien entendu! J'entre dans une ancienne usine, des portes fermées se dressent devant moi et il faut montrer patte blanche.

Accueilli par Ras Daniel Ray et Thierry (le nouveau bassiste du groupe), l'entente est cordiale et l'accueil chaleureux. Ras Daniel Ray me reconnait et commence à me parler. Fier de se voir promu "lead singer" sur un album, il est content de m'accorder une interview afin de m'expliquer les différents titres de son futur opus.

Mais avant, une petite présentation du groupe Tu Shung Peng ainsi que leur méthode d'enregistrement s'impose. Manu s'y colle.



Q : Peux-tu nous retracer l’histoire de Tu SHung Peng pour commencer ?

A la base ce sont 10 passionnés de reggae qui vivent dans l’Essonne. Au départ, nous ne savions pas trop où on allait. Nous avions tous les mêmes influences musicales : Soul, jazz ou reggae des 70’s. Avec Ras Dean, nous sommes les deux premières personnes qui avons mis en place ce projet. Il y avait deux groupes qui ont mis en commun leurs musiciens : D’une part Orange Dub et Tu Shung Peng. Des musiciens d’Orange Dub jouaient dans Tu SHung Peng. Après quelques années, Orange Dub s’est arrêté. Et aujourd’hui nous sommes la fusion de ces deux groupes. Récemment nous avons changé de bassiste : Thierry est l’ancien bassiste de K2R qui nous a rejoint. Cela fait 10 ans que nous existons.

Personnellement je m’occupais du Kingston bar, et j’organisais des sound systems et des concerts reggae tous les samedis. Puis c’est devenu notre « studio » de répétition dès qu’il était fermé. Nous avions tous en tête d’avoir notre chez nous. A force de travail, nous avons accumulé du matos et avons trouvé ce hangar pour nous installer.

Q : Revenons sur ce futur album. Que peux-tu m’en dire ?

C’est le 3ième album de Tu Shung Peng et il sera consacré à des titres de Ras Daniel Ray. C’est même l’album de Daniel, artiste avec qui nous avons collaboré dès le début. Nos chemins se sont séparés puis nous nous sommes recroisés. Cela fait plus de deux ans que nous partageons nos scènes avec lui et nous avons décidé de lui consacrer un album.

Q : Peux-tu me dire quels seront les styles présents dans cet album ? Tu me parlais de stepper tout à l’heure…

Le groupe reste forcement un groupe de roots et nous avons toujours cette ligne de roots 70’s. Les deux premiers albums étaient très portés sur le early reggae avec des titres profondément roots et nous gardons cette ligne qui a fait les fondations du groupe. Nous avons tous commencé en écoutant des artistes comme Lee Perry, Derrick Harriot, Augustus Pablo. Ce sont vraiment nos grosses influences. Ceci ne nous a pas empêché d’évoluer en faisant des riddims plus stepper ou encore avec des lignes plus rub-a-dub. Sur cet album, il y aura vraiment 4 titres très roots et d’autres qui envoient un peu plus. Cette évolution est également due au fait que nous partageons nos scènes avec Daniel et nous avons choisi de faire un album qui soit cohérent entre la scène et le studio ; chose qui était dure à réaliser sur les deux premiers albums vu que nous collaborions avec différents artistes.

Q : Revenons un peu à l’enregistrement studio. Tu me parlais des phases de l’enregistrement. Tu peux revenir dessus…

Sur cet album nous avons choisi de faire de la prise live : Toutes les sections rythmiques sont enregistrées ensemble. Sur les deux premiers albums, nous enregistrions instruments par instruments.

La première étape est d’enregistrer la batterie, la basse, le skank (guitare rythmique) et l’orgue tous ensemble afin qu’il y ait cet esprit live, roots et cette cohérence de jeu que tu peux retrouver dans les 70’s.

Une fois les sections rythmiques enregistrées, nous faisons les prises des pianos, de la guitare solo et « cocottes ».

La troisième étape sera d’enregistrer les cuivres.

Une quatrième étape sera consacrée aux percussions.

Puis au final, les voix. Le mélodica et les arrangements viennent après.

Q : Où se fera l’enregistrement ?

Nous enregistrerons dans les studios Wise à Ris-Orangis. Après il y aura toute une section arrangement et chœur (sur laquelle nous sommes en pleine réflexion) qui se fera en Ja. Pour les chœurs nous aimerions collaborer avec les Chosen Few. Nous avons projeté de faire une collaboration avec Clinton Fearon, qui est très proche du groupe. C’est devenu un ami et aussi bien artistiquement qu’humainement cela nous tient à cœur.

Q : Tu ne me cachais pas que tu avais envie de retravailler avec Makasound en tant que label distributeur…

Bien sur ! C’est un excellent label que nous apprécions pour avoir bien promu nos deux précédents albums. Je pense que pour un groupe français de reggae roots, il n’y a pas mieux que Makasound. Aujourd’hui pour l’image et leur manière de travailler, il y a de fortes chances que nous retrouvions cet album chez eux. On en reparlera plus tard…

Q : Pour quand est prévu cet album ?

Nous avons vraiment envie de prendre le temps de le peaufiner et également si nous partons en Ja pour le finaliser. Idéalement, nous aimerions qu’il sorte en septembre 2010. Mais bon, nous n’avons pas envie de nous donner un timing serré, le but est qu’il soit réussi.

Q : Le rêve de Tu Shung Peng : Se produire en Ja ?

Nous avons beaucoup de rêves. Le premier serait de vivre pleinement de notre musique dans un premier temps. Aujourd’hui, dans le groupe travaille dans la musique : Trois membres travaillent dans les studios, d’autres sont intermittents du spectacle. Mais bon, un des principaux est que notre musique soit belle. C’est malheureusement une utopie de dire que notre musique fasse vivre 10 membres.

Q : Je vois « trouble time » là. Justement cela a-t-il bien marché ?

Dans un contexte difficile, ce projet a bien marché, oui. Après, cela ne nous a pas rapporté des mille et des cent. C’est un projet qui nous a permis de financer la production de ce nouvel album. Sortir un bel album permet donc d’équilibrer et de produire le futur.

Mais parlons rêve : Nous rêverions de jouer au Fuji festival au Japon, partager des scènes avec nos idoles. Faire venir au studio des artistes que nous aimons, c’est déjà un rêve qui se réalise. Certains membres du groupe vont régulièrement en Ja. J’en profite pour placer un big up à Sparrow Martin !

Sparrow et sa famille nous aide, c’est notre lien là bas et des gens qui nous font croire à nos projets.

Le rêve ultime : Vivre pleinement de notre musique !


Les membres de Tu Shung Peng :
Ras Daniel Ray : Singer.
Ras Dean : Drum.
Mister T : Bass.
Berur : Hammond, Piano, Fender Rhodes.
Mellow Mood : Lead Guitar, Skank.
Manu : Mélodicas, Sampler.
Fredlocks : Saxophones.
Alex : Trumpet.
Louis : Percussions, Accessoires.
Fabwize : Technic, Dub 'n Mix.


Une petite sélection vidéo :


Enregistrement live à la Belleviloise, Paris où vous pourrez découvrir quelques titres du futur album de Ras Daniel (lazzy time entre autre que j'ai eu l'occasion de voir en studio)
http://www.grandcrew.com/videos/tu-shung-peng-conert-nuits-zebrees-nova-bellevilloise-paris

vendredi 22 janvier 2010

MightyDoctorBird blog : A découvrir

Voici un site administré par un ami du site livendirect :
Collectionneur depuis de nombreuses années, il a une collection de vynils impressionnante qu'il a décidé de partager.

Chaque post, très bien fait, vous fait plonger dans l'histoire du reggae . Et puis le petit plus, c'est qu'il y a un lien vers le rip du vynil en question.

A visiter le blog de MightyDoctorBird.


samedi 9 janvier 2010

The Twinkle Brothers - New Morning, Paris 6 mars 2010

Comme annoncé précedemment, le concert du groupe The Twinkle Brothers à Paris se déroulera au New Morning le 6 mars 2010.
Un concert organisé par l'association Mami Watta, et sa présidente Bella, qui a sévit l'année passée avec le concert de Prezident Brown et Prince Malachi. Précisons qu'elle avait fait venir les frères Grant en novembre 2007.

Un évènement à ne pas rater!

vendredi 8 janvier 2010

Aba Shanti I - Le Plan, Ris Orangis 27 novembre 2009

Voici une petite vidéo enregistrée lors des Dub Stations qui se sont déroulées à Ris Orangis le 27 novembre dernier. Aux commandes Aba Shanti I !